Science & tech · France · 1776–1831Sophie Germain
Mathématicienne. Interdite d'études parce que femme, elle étudie en cachette la nuit et correspond avec les plus grands mathématiciens sous un nom d'homme.
Le tournant
L'obstacle : L'interdiction des études pour les femmes, l'opposition de ses parents et l'absence de formation.
Le déclic, à 40 ans : En 1816, elle remporte le grand prix de l'Académie des sciences sur l'élasticité.
La biographie
Marie-Sophie Germain naît en 1776 à Paris, dans une famille de commerçants aisés. Pendant la Révolution, elle reste enfermée chez elle. Dans la bibliothèque de son père, elle lit l'histoire d'Archimède, tué par un soldat parce qu'il était absorbé par un problème. Elle décide de devenir mathématicienne.
Ses parents s'y opposent : ce n'est pas un métier pour une fille. Ils lui retirent ses bougies et ses vêtements chauds. Elle étudie la nuit, en cachette, enveloppée dans des couvertures. Elle apprend seule le latin et le grec pour lire Newton et Euler.
L'École polytechnique, fondée en 1794, est interdite aux femmes. Elle se procure les cours et envoie ses travaux au mathématicien Lagrange sous le nom d'un ancien élève, Antoine Auguste Le Blanc. Lagrange découvre la vérité et la soutient. Elle correspond aussi avec Gauss.
Elle travaille sur la théorie de l'élasticité et remporte en 1816 le grand prix de l'Académie des sciences, première femme à y parvenir. Elle fait aussi progresser la recherche sur le théorème de Fermat. Elle meurt en 1831 d'un cancer.
Le parcours
- 1789 — Découvre les maths pendant la Révolution.
- 1794 — Se procure les cours de Polytechnique.
- 1804 — Correspond avec Gauss sous un nom d'homme.
- 1816 — Prix de l'Académie des sciences.
- 1825 — Avancées sur le théorème de Fermat.
- 1831 — Meurt d'un cancer.
Ce que son parcours peut t'apporter
Pour toi si on t'interdit d'étudier ce que tu aimes.
- Apprends malgré les interdits — Elle a étudié la nuit en cachette.
- Écris aux meilleurs — Lagrange et Gauss l'ont reconnue.
- Persévère — Son prix est venu après des années d'efforts.
La leçon : Interdite d'école, on peut quand même devenir une grande mathématicienne.